Citroën et la guerre 1914 - 1918

Hommage aux Dames de Javel oubliées depuis 100 ans, les «munitionnettes »

En 1915, une pénurie de munitions régnait sur les tranchées du front.

Le 31 janvier 1915, André Citroën proposait le projet fabriquer en grande série les obus de 75mm, Shrapnel, au général Louis Baquet. Ainsi il loue et achète des terrains maraichers Quai de Javel et fait ériger une immense usine pour produire quotidiennement 10.000 obus à partir du 15 juin 1915 et atteindre 55.000 en 1917.  

Par ces temps de guerre, les hommes étant au front, ce sont six mille femmes, un poste sur deux, qui accomplirent cette tâche, les  « munitionnettes ». Elles travaillèrent quotidiennement 11 heures, sept jours sur sept en équipes jour et nuit. Une vie inhumaine, miroir des atrocités que vivent leurs maris sur le front.

En contrepartie d’un règlement sévère (interdiction de parler, de s’asseoir et de faire grève), André Citroën leur installe des vestiaires, des douches, une cantine, une infirmerie... et une pouponnière dans l'angle formé par la rue Balard et la rue Gutemberg Paris XVème. On y assurait la garde des enfants des mères de famille. Les femmes enceintes reçurent des primes mensuelles, de naissance, de convalescence et d’allaitement.

En 1917, grâce à toutes ces innovations sociales et mécaniques, le Taylorisme et le Fordisme, le rendement quotidien atteint 55.000 obus.

Puis en mars 1918, Citroën décide de reconvertir son usine pour la production d’une 10 CV.  Une nouvelle aventure ...

Munitionnettes
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En août 1918, déjeuner aux usines Citroën

En ce début août 1918, la victoire des alliés approche, les Allemands reculent…

C’est l’heure du café après un déjeuner de 3.500 couverts à l’usine Citroën en l’honneur de M. Herbert C. Hoover, ministre du Ravitaillement des Etats-Unis, au centre de la table et à sa droite sont assis ses collègues français, MM. Boret et Vilgrain, et à sa gauche siège M. André Tardieu, haut-commissaire des affaires franco-américaines, qui coordonne leurs efforts; derrière lui se penche M. André Citroën qui les reçoit dans son usine en sa qualité de ravitailleur de canons, de membre de l’Office central des vivres et de promoteur de la carte d’alimentation.

1918 Août M. Herbert C. Hoover aux usines Citroën

Date de dernière mise à jour : 12/11/2021